JEAN-PATRICK EHOUMAN, L’HOMME QUI MET LE WEB AU FEMININ

JEAN-PATRICK EHOUMAN, L’HOMME QUI MET LE WEB AU FEMININ

Entrepreneur, blogueur, chroniqueur (en autres), Jean-Patrick EHOUMAN fait partie de cette race de jeunes leaders “africainement’’ responsables. En 2016, le prix UNESCO et CEPS Tremplin 2013 pour l’entrepreneuriat Jeunesse et culture de la paix en Afrique lance un programme révolutionnaire exclusivement orienté Femme : Sheisthecode.

Piloté par Akendewa (l’ONG d’incitation à la “technophilie’’ en Afrique francophone qu’il a créée et préside depuis 2009), l’objectif de Sheisthecode est de former et insérer dans le monde professionnel 50 000 jeunes femmes de 18 à 35 ans. Le projet entend couvrir 15 pays africains et court jusqu’en 2020.
A ce jour, 12 300 candidates ont été auditionnées, pour 853 finalement retenues. 80% d’entre elles ont pu achever le programme dont 56% insérées dans le monde professionnel. De ces 383 filles, 241 ont rejoint des entreprises et les 142 autres ont été accompagnées dans les activités commerciales qu’elles menaient déjà.

Diplômé en affaires et entrepreneuriat de l’université du Texas, bénéficiaire en 2014 (avec 499 autres jeunes leaders africains) du programme YALI initié par le président américain Barak Obama, Jean-Patrick Ehouman est un travailleur acharné mu par le souci perpétuel d’œuvrer au bien collectif. Un bénéfice commun qui impose d’inclure les femmes. Elles représentent tout de même, dans bien des pays du continent, en Côte d’Ivoire notamment, quasiment la moitié de la population, de la force vive.
« J’appelle tous les jeunes africains et surtout les jeunes femmes africaines à décider aujourd’hui de mettre en œuvre cette idée-là qu’elles ont dans la tête , cette idée là qu’ils ont dans la tête depuis très longtemps et faire en sorte que ça profite à plusieurs pays africains. Nous avons la chance d’avoir un continent génial… Et il faut le faire sans se plaindre parce qu’on n’a pas assez d’argent, parce qu’on n’a pas assez de ressources. Il faut juste commencer à le faire et essayer de braver les obstacles, les freins l’un après l’autre jusqu’à ce qu’un jour on y arrive (…) Chaque jeune africain doit décider avant de quitter cette terre de mettre en œuvre une idée », laissait-il entendre en avril 2017 au cours d’une interview accordée à Entrepreneurenaction.com.